Wednesday 16 June 2021
Home      All news      Contact us      RSS     
reliefweb - 6 days ago

Mali: Rapport Final d’Evaluation: Quand la collecte de l’eau est source de Violences Basées sur le Genre à Ménaka

Country: Mali Source: International Rescue Committee Please refer to the attached file. R sum Ce rapport est le r sultat de l valuation des risques de protection li s la collecte de l eau et de l valuation des besoins des femmes et des filles dans la r gion de M naka pour les cercles de Tindermene, Anderamboukane et M naka r alis e par le Programme de Protection et l Autonomisation des Femmes (PAF) d IRC sous financement OFDA1. Cette valuation a pour but de comprendre les dynamiques de la violence bas es sur le genre li es la collecte de l eau dans les communaut s enqu t es. Il a t report dans les diff rents groupes de discussions que les cas de violences se sont intensifi s apr s la crise de 2012 affectant principalement les jeunes filles et les femmes et ce d autant plus qu il n y a pas suffisamment de points d eau, de services de sant , que les coles sont encore pour beaucoup ferm es et que la pauvret affecte consid rablement les communaut s de M naka. L valuation s est d roul e du 17 au 29 mai 2017 dans 6 communaut s des cercles de M naka, Tindermene et d Anderamboukane. L analyse des donn es a t faite avec le logiciel qualitatif atlas Ti2 , avec les donn es de 30 groupes de discussions, de 6 audits de s curit , et de 30 cartographies communautaires avec les diff rents groupes cibles enqu t s savoir : les hommes, les femmes, les filles, les gar ons et les leaders communautaires. Il est report dans tous les groupes de discussion que les cas de violence bas es sur le genre sont fr quents dans la communaut , surtout au point d eau ou sur le chemin menant au point d eau. Les pr occupations les plus importantes des femmes et des filles en lien avec la collecte de l eau concernent : l insuffisance des points d eau, les intimidations et harc lement au point d eau, le temps mis au point d eau avant puisage, la pr sence des animaux aux points d eau qui rallonge la dur e d attente au point d eau. Les principaux facteurs de risques des Violences Bas es sur le Genre (VBG) selon les femmes, les jeunes filles, les hommes, les gar ons et les leaders interrog es durant cette valuation sont la collecte de l eau, l insuffisance des points d eau, le temps n cessaire pour puiser l eau, le ch mage des jeunes, le mariage forc et pr coce, la non-scolarisation des jeunes filles, l analphab tisme des hommes et des femmes, la prise des stup fiants par les jeunes, la pr sence des groupes arm s, le manque de coh sion sociale entre les ethnies, le manque de services de sant et d coles, la recherche du bois. Les points d eau ne sont pas suffisamment s rs pour les filles et les femmes3 . Elles sont harcel es sexuellement au point d eau, certaines enlev es lors de la collecte de l eau. Tous les groupes de discussions reportent des cas d intimidation et de non-respect des files d attente avec des femmes et des filles qui se font constamment contester leur tour de puisage par les hommes, ce qui pousse par exemple les femmes et les filles de Tinfadimata et de Tagalat collecter l eau au cr puscule quand les hommes et les gar ons n y sont plus. Un tel changement d horaire les expose d autres facteurs de VBG du fait de l obscurit , du moins grand nombre de personnes pour potentiellement leur venir en aide en cas de probl mes. La pr sence d un ouvrage hydraulique proximit de leurs habitations pour un acc s l eau plus proche et plus s curis reste la priorit majeure de la plupart des femmes et filles de l valuation, viennent ensuite un meilleur acc s la sant , l ducation, et aux moyens de subsistances (tels que des programmes d Activit s G n ratrices de Revenus ou d Associations Villageois d Epargne et de Cr dit).
Pour r duire les risques de VBG dans le cadre de la collecte de l eau, les femmes et les filles estiment qu il est prioritaire de disposer : de charrettes et d nes pour r duire le nombre de tours ou de d placements jusqu aux points d eau ; de bidons pour stocker de l eau en plus grande quantit ; de lampes torches pour aller chercher de l eau au cr puscule. En cas de VBG, les femmes et les filles sont r ticentes rechercher de l aide ou du support surtout dans le cadre du harc lement sexuel et du viol qui restent dans la plupart des cas pass s sous silence du fait de l absence de services sp cialis s, du manque de personnel form , de la peur de la r pression et du tabou que cela peut repr senter pour des soci t s aussi traditionnelles. Le chef de fraction ou l imam de la communaut sont parfois inform s de faits ou d abus jug s moins graves par les victimes ou les familles des victimes de VBG. Les principales recommandations sont : A l attention des ONG : D impliquer et consulter les femmes dans le choix de la localisation des futurs points d eau en lien avec une analyse de VBG. D am liorer l acc s l eau potable par la construction/r habilitation des points d eau potable non fonctionnels avec davantage de repr sentation, r les et pouvoirs d cisionnels allou s aux De redynamiser et former les comit s de gestion de l eau avec l implication d au moins 30% de femmes par comit . De s assurer que les services essentiels de la violence bas e sur le genre sont disponibles pour les survivants de VBG dans les communaut s (point focal VBG du CSCom form , r seau de femmes et/ou disponibilit du service du d veloppement social, s curit effective au niveau des communaut s et ce malgr l absence de la police). D afficher autour des points d eau des pictogrammes indiquant les risques li s aux VBG et faire de cette communication autour des points d eau une opportunit pour viter toute forme de banalisation, et permettre de cr er plus de dialogues dans les communaut s par rapport aux VBG. Encourager et soutenir la mise en place des Associations Villageoises d Epargne et de Cr dit afin de r pondre aux besoins des femmes qui souhaitent acc der des services financiers, lesquels pourront leur permettre l acquisition de bidons pour le stockage de l eau, de lampes torches et pourquoi pas de charrettes pour le transport de plus grandes quantit s d eau. De poursuivre les efforts de plaidoyer pour permettre la validation d une loi relative aux VBG au Mali et ce alors qu une proposition a t r dig e par l ensemble des acteurs de protection y compris le Minist re de la Promotion de la Femme, l Enfant et la Famille. A l attention des communaut s : De voir au niveau des responsables des points d eau, des comit s de gestion quand ils sont fonctionnels et avec l aval des leaders communautaires de d gager des tranches horaires au niveau des points d eau qui soient exclusivement destin es aux femmes et filles pour la collecte de l eau. De sensibiliser les communaut s sur les risques encourues pour les cas d abus et violence sexuelles y compris avec les comit s de gestion des points d eau. De sensibiliser les communaut s pour bannir les st r otypes l gard des femmes et d mystifier les pratiques traditionnelles constitutives de VBG en s assurant d impliquer les comit s de gestion. De contribuer la r habilitation et l quipement des centres de femmes (salle d coute) au niveau des CSCom afin de r pondre aux besoins des femmes et des filles dans le cadre de la prise en charge des VBG. A l attention des autorit s : D impliquer les autorit s en multipliant les formations afin de renforcer leurs niveaux de connaissance en protection des droits des femmes. De mettre en place un m canisme de protection et s curit autour du point d eau avec le soutien de la communaut pour lutter contre toute forme d abus faite aux femmes et filles. De mettre fin l impunit des responsables de VBG, travers des poursuites effectives et l application de peines les concernant.


Latest News
Hashtags:   

Rapport

 | 

Final

 | 

Evaluation

 | 

Quand

 | 

collecte

 | 

source

 | 

Violences

 | 

Basées

 | 

Genre

 | 

Ménaka

 | 

Sources