Sunday 27 September 2020
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reliefweb - 2 month ago

World: Les paysages variés de la COVID-19 en Afrique

Countries: Burundi, Eritrea, Ghana, Nigeria, United Republic of Tanzania, World Source: Africa Center for Strategic Studies Par le Centre d tudes strat giques de l Afrique 30 juillet 2020 La progression de la COVID-19 en Afrique n est pas le fait d une dynamique unique mais plut t de multiples profils de risques distincts. Ces profils mettent en relief le r le d une presse libre, de la transparence des gouvernements et des conflits dans la r ponse la pand mie en Afrique. Le nombre de cas d clar s de COVID-19 en Afrique est en constante progression depuis la premi re occurrence confirm e en E gypte le 15 f vrier 2020. Depuis le 1er mai, le nombre de cas d clar s double toutes les trois semaines. L exp rience africaine avec les pand mies pass es sugg re que la lutte contre le nouveau coronavirus ne fait que commencer et le d fi qu elle repr sente perdurera probablement pendant plusieurs ann es. Le nombre restreint des tests de d pistage administr s et des d clarations des cas limite toute analyse pr cise de la COVID-19 en Afrique. Les capacit s de d pistage, l engagement pour le d pistage, la d claration des cas de coronavirus, ainsi que des d c s qui y sont li s varient consid rablement. Par cons quent, les pays qui effectuent le plus grand nombre de tests de d pistage ou qui signalent le plus grand nombre de cas ne correspondent pas n cessairement aux pays les plus touch s ou les plus expos s la pand mie. Compte tenu de ces limites en mati re de donn es, le sch ma des transmissions du coronavirus signal es en Afrique volue au fil du temps. A mesure que les transmissions internes augmentent, le profil de risque propre chaque pays deviendra de plus en plus pertinent pour d terminer l volution de la pand mie. Il est donc essentiel de reconna tre les vuln rabilit s, ainsi que les points forts, que repr sentent ces diff rents profils de risque afin d att nuer les effets de la COVID-19. Les trajectoires vari es du COVID en Afrique L examen de la propagation de la COVID-19 en Afrique r v le imm diatement que la progression du coronavirus y varie consid rablement. En effet, plusieurs sch mas d exp rience distincts apparaissent dans la progression de la pand mie, refl tant la grande diversit du continent. Le CESA a identifi sept profils de risque de la COVID-19 en Afrique. Ces profils reposent sur une combinaison de facteurs : taille de la population, dimensions des environnements urbains, ampleur des conflits et des d placements, d mographie et gouvernance. Tandis que certains pays pourraient sans doute pr senter plusieurs profils, ces cat gories peuvent permettre de mieux comprendre la propagation de la COVID-19 sur le continent et finalement mieux en att nuer les effets. Pays d entr e Les pays d entr e ont les plus hauts niveaux de commerce international, de voyage, de tourisme et de trafic portuaire sur le continent. Ce n est donc pas un hasard si ce groupe recense 64 % des cas signal s de COVID-19 et 69 % des d c s d clar s sur le continent, alors qu il n en repr sente que 18 % de la population totale. Cette cat gorie comprend certains des plus grands pays et des plus importantes conomies d Afrique. En d autres termes, l exposition de ce groupe la pand mie a t pr coce et vaste. Ces pays luttent donc depuis le d but pour en contr ler la transmission. Une notamment les m gapoles du Caire et de Johannesburg-Pretoria. La cat gorie des pays d entr e se caract rise aussi par certains des syst mes de sant les plus robustes du continent. Donc, dans l ensemble, ces pays ont t proactifs pour effectuer les tests de d pistage et la d claration des cas tout au long de la crise. Les pays d entr e repr sentent ce jour environ 53 % de tous les tests effectu s sur le continent. Fait moins bien connu, l ge m dian de la population de ce groupe surpasse la norme africaine de presque 10 ans, soit 28,5 ans contre 20 ans, ce qui contribue la vuln rabilit de ces populations une fois qu elles sont expos es au virus. Le niveau de libert de la presse de cette cat gorie est galement relativement faible ; certains pays, notamment l Alg rie et l E gypte, ont arr t des journalistes pour avoir publi des reportages sur l pid mie de COVID-19. Ces restrictions ont probablement limit la sensibilisation et la confiance du public dans les communications de ces gouvernements, entravant ainsi l efficacit de la r ponse la pand mie. Par cons quent, ce groupe obtient une note moyenne de 17,5 sur 20 en mati re de vuln rabilit au risque pour les quatre facteurs les plus fortement corr l s aux cas d clar s : l exposition l international, la population urbaine, l ge et la libert de la presse. La m diane africaine pour ces quatre facteurs est de 11. Microcosmes complexes La cat gorie des microcosmes complexes repr sente les pays dont la population urbaine est importante, avec des paysages sociaux et g ographiques tr s vari s et des d fis de s curit complexes---le reflet de la grande diversit observ e travers l Afrique. La taille moyenne de la population dans la cat gorie des microcosmes complexes (87 millions) est sup rieure celle de toutes les autres cat gories, et ces pays occupent en moyenne des territoires de 1,1 million de kilom tres carr s. Leurs populations urbaines se situent galement dans le quintile sup rieur du continent. , ce qui les rend particuli rement expos s la transmission rapide du nouveau coronavirus. Comme beaucoup de ces personnes travaillent dans la prestation de services, comme chauffeurs ou personnels de maison par exemple, ils sont en contact quotidien avec d autres r seaux sociaux, ce qui accentue leur vuln rabilit l exposition et la transmission du virus. Les cas d clar s de COVID-19 pour ce profil ne repr sentent pourtant que 13 % du total de l Afrique, m me si la cat gorie englobe 35 % de la population totale. L effet apparemment plus discret de la pand mie dans ce groupe est en partie d au fait que ses niveaux d exposition l international sont relativement plus faibles que pour les pays d entr e, ce qui s est traduit par une transmission initiale plus lente du virus. Par ailleurs, les populations des microcosmes complexes sont en moyenne plus jeunes que la m diane africaine. Cette caract ristique d mographique att nue probablement les effets les plus d vastateurs de la pand mie. La vuln rabilit actuelle plus mod r e se refl te dans le facteur de risque m dian des microcosmes complexes, qui est de 13 sur 20 pour les quatre facteurs les plus fortement corr l s. Ce groupe pr sente n anmoins des niveaux de risque plus lev s pour d autres facteurs importants qui sont susceptibles de les rendre vuln rables pendant toute la dur e de la crise. En effet, les syst mes de sant de ces pays sont relativement plus fragiles, ce qui limite la capacit de d pistage, de d claration et de r action aux transmissions. En d autres termes, il est tr s probable que les cas de COVID-19 soient largement sous-estim s dans les pays class s comme microcosme complexe. En outre, quatre des cinq pays de cette cat gorie subissent des conflits actifs et acceuillent tous beaucoup de r fugi s et de personnes d plac es en interne. Les conflits sont non seulement des acc l rateurs potentiels de la transmission, mais constituent galement une distraction majeure pour les gouvernements qui tentent de mobiliser des ressources pour endiguer le virus. De plus, pr sente un risque unique de transmission rapide qui pourrait vite d cimer ces groupes d j vuln rables, tout en accentuant la propagation de la COVID-19 dans ces pays. Le au sein des communaut s de r fugi s et de personnes d plac es en interne en Afrique confirme ces risques. En raison de ces vuln rabilit s, ainsi que d autres, les microcosmes complexes pr sentent le plus haut niveau du total de facteurs de risque (35 sur un total possible de 45) de tous les groupes examin s. Par cons quent, ces pays pourraient tr s bien devenir des foyers de transmission mesure que la pand mie se d veloppe. Centres stables La cat gorie des centres stables regroupe les pays dont la population est comprise entre 20 et 50 millions d habitants et qui servent de centres conomiques r gionaux. Une caract ristique d terminante des pays de ce groupe est le fait qu ils ne sont pas confront s des conflits actifs. En outre, la nature de base de ce groupe se refl te dans le fait que leurs facteurs de risque correspondent troitement la m diane africaine. Ainsi, les centres stables sont moins vuln rables la COVID-19 que les groupes des pays d entr e ou des microcosmes complexes car leurs populations urbaines sont relativement plus petites et moins denses et leurs m dias ind pendants sont, par comparaison, plus vigoureux. Ce groupe se distingue d autant plus de la cat gorie des pays d entr e que son niveau d exposition l international reste mod r , ce qui limite le flux des transmissions en provenance de l ext rieur du continent. La stabilit relative de cette cat gorie permet aux pays concern s de consacrer une plus grande attention et plus de ressources au d fi pos par la COVID-19. Certains pays de cette cat gorie, comme l Ouganda, y sont plus vuln rables en raison de l importance des populations d plac es de force qu ils accueillent. Cependant, les niveaux g n ralement plus faibles d exposition l international, les populations urbaines plus petites, la jeunesse relative et l environnement m diatique plus ouvert des centres stables repr sentent un facteur de risque total de 11,5 sur 20 parmi les quatre variables les plus corr l es. S il est moins vuln rable aux facteurs de risque de la COVID-19 que certains autres profils, ce groupe se distingue notamment par la port e de sa transparence gouvernementale. En effet, on observe un rapport inverse entre ses facteurs de gouvernance et les cas d clar s de coronavirus. En d autres termes, des pays relativement plus transparents comme le Ghana, la C te d Ivoire et le S n gal d clarent un nombre de cas beaucoup plus important que l Angola qui enregistre l un des niveaux les plus bas de cas d clar s par million de personnes sur le continent. Ainsi, le manque de transparence, associ des syst mes de sant trop faibles pour effectuer suffisamment de tests de d pistage, pourrait favoriser une augmentation des transmissions dans certains des pays centres stables si le public n est pas sensibilis et si une r ponse n est pas formul e dans les meilleurs d lais. Agglom rations / E tats fragiles La cat gorie des agglom rations/ E tats fragiles englobe presqu une dizaine de pays africains, situ s principalement au Sahel et dans la Corne de l Afrique, qui se caract risent par des zones urbaines denses et qui sont aussi confront s un conflit actif ou une importante population d plac e de force. Cette combinaison n est pas fortuite puisque . Il en r sulte un amalgame de facteurs de risque, notamment une grande densit des populations urbaines, des syst mes de sant publique faibles et une pression accrue sur les ressources pour r pondre la fois la pand mie et les probl mes de s curit . La densit urbaine ne vient pas imm diatement l esprit lorsqu on pense de nombreux pays de cette cat gorie. Leur population m diane n est que de 14 millions d habitants et beaucoup de ces pays disposent de vastes tendues de territoire faiblement peupl es. Pourtant, une part disproportionn e de la population de ces pays vit dans les villes. Avec une moyenne de 4 200 habitants par kilom tre carr dans les zones urbaines, le niveau de densit de la population urbaine de ce groupe est le plus lev du continent et est comparable Bogota et Kaboul. Un tel niveau de densit de population cr e un risque de transmission de la COVID-19 similaire celui des pays plus urbanis s, m me si, au niveau national, les pays de la cat gorie des agglom rations/ E tats fragiles sont parmi les moins dens ment peupl s au monde. Le risque que pose la COVID-19 pour cette cat gorie est amplifi par le fait que la plupart des pays de ce groupe sont confront s un certain niveau de conflit actif. De plus, ils accueillent tous un nombre important de populations d plac es (en moyenne 6,5 % de la population totale). Ces facteurs rendent ces pays plus vuln rables aux transmissions rapides et potentiellement non d tect es. Par ailleurs, les syst mes de sant publique d une grande majorit de ces pays ont sont galement relativement faibles. Ceci contribue limiter le nombre de tests de d pistage et de cas d clar s (et l incertitude quant la gravit de la menace) et donc augmenter la difficult que repr sente la pand mie pour ce groupe. Les niveaux de transparence et de libert de la presse relativement faibles cr ent un environnement dans lequel une recrudescence des transmissions serait sous-d clar e, ce qui pourrait encore favoriser la propagation. Dans ce groupe, ces risques potentiellement dangereux sont n anmoins att nu s gr ce l un des niveaux d exposition l international les plus faibles et des populations les plus jeunes du continent. Ces caract ristiques contribuent au facteur de risque total relativement modeste de 10 sur 20 pour le groupe des agglom rations/ E tats fragiles des quatre variables les plus corr l es. Ceci est illustr par les onze pays de ce profil qui ne repr sentent que 6 % des cas d clar s de COVID-19 en Afrique, alors qu ils en constituent 12 % de la population totale. Cependant, les facteurs de risque sous-jacents pour ce groupe le rendent vuln rable un revirement brutal de la situation. Petits pays ouverts/restreints Les cat gories petits pays ouverts et petits pays restreints ont des profils de risque la COVID-19 tr s similaires en ce qui concerne leurs caract ristiques structurelles. Elles regroupent plus de 20 pays d Afrique avec une population m diane totale de 5,5 millions d habitants, des populations et une densit urbaine relativement faible, des m dianes d ges similaires et de faibles niveaux d exposition l international. En outre, ces deux groupes sont relativement stables, avec de faibles niveaux de conflits et de d placements forc s. En bref, leur vuln rabilit collective la COVID-19 est relativement faible, ce qui est confirm par le plus petit nombre de cas d clar s par rapport la population totale (6 % contre 11 % du total pour l Afrique). La grande diff rence entre ces deux plus petits groupes de population r side dans leur gouvernance. La cat gorie des petits pays ouverts englobe les pays qui garantissent une plus grande libert de la presse et une plus grande transparence. La cat gorie des petits pays restreints regroupe les pays qui se situent en dessous de la m diane lorsqu on combine la libert de la presse et les mesures de transparence. Cette distinction est une caract ristique d terminante du profil de risque de la COVID-19 de chaque groupe car l information rev t une importance cruciale pour duquer le public, tablir la confiance, organiser une action collective, identifier les cas et intervenir et pour s adapter aux r alit s changeantes de la pand mie. Cette diff rence de gouvernance se refl te dans leurs exp riences divergentes face la pand mie. Les pays du groupe petits pays ouverts ont effectu en moyenne 30 % de plus de tests de d pistage du coronavirus que le groupe petits pays restreints (43 673 contre 33 593). Malgr cela, les pays du groupe petits pays restreints ont d clar 75 % de cas de plus et de cas par million de personnes (348 contre 201). En bref, les petits pays ouverts semblent tester davantage de personnes et aplatir la courbe des transmissions plus rapidement que les petits pays restreints. Un niveau lev de transparence est notamment cit comme facteur cl ayant permis la Tunisie de r duire consid rablement le nombre de cas auxquels elle a t confront e. Faible transparence La derni re cat gorie comprend les pays qui ne font pas activement de tests de d pistage ou qui ne d clarent pas leurs cas de coronavirus ; savoir la Tanzanie, le Burundi et l E rythr e. Il est donc tr s difficile d y d terminer avec certitude la gravit de la pand mie. Dans leurs d clarations, la Tanzanie, le Burundi et l E rythr e font respectivement tat de 8, 16 et 41 cas par million d habitants. La m diane africaine est de 189 cas par million d habitants. En prenant ce chiffre comme base de r f rence, le nombre r el de cas dans ces trois pays pourrait tre de 5 24 fois plus lev que ce qu ils d clarent pr sent. Bien qu ils ne soient pas inclus dans cette cat gorie au vu de d clarations plus coh rentes, d autres pays africains avec notamment un nombre limit de cas d clar s par million incluent l Angola (12 cas), l Ouganda (21 cas), le Mozambique (34 cas) et le Zimbabwe (51 cas). Avec la r ouverture progressive des conomies africaines, le risque de transmissions transfrontali res, par le biais de d placements et de transport du fret, signifie que l absence de d clarations dans un pays donn a des cons quences pour toute la r gion. Les disparit s nationales en mati re de d pistage et de d claration des cas, de l ducation du public et du traitement des personnes expos es entravent leur tour la coordination r gionale. Paradoxalement, gr ce une exposition l international relativement faible et des populations jeunes, les pays de la cat gorie faible transparence ne pr sentent pas n cessairement un risque lev . En effet, la m diane des facteurs de risque pour les quatre facteurs les plus corr l s n est que de 11 sur 20, ce qui place cette cat gorie au m me niveau que celui des petits pays restreints. Cependant, en ne communiquant pas leurs populations la gravit de la menace et les pr cautions prendre, ces pays risquent d accentuer consid rablement l ampleur du probl me auquel ils font face. Implications Cette analyse souligne quel point il est important d viter un discours unique sur le coronavirus en Afrique. Alors m me que les diff rences dans les d pistages et les d clarations emp chent une analyse plus approfondie, plusieurs exp riences distinctes face la COVID-19 se dessinent sur le continent. Chacun de ces profils est confront diff rents niveaux et types de risques face la pand mie. Certains profils, notamment les pays d entr e, ont t les plus vuln rables aux premiers stades de la pand mie, en raison de leur niveau plus lev d exposition l international. Cependant, d autres cat gories, notamment les microcosmes complexes et les agglom rations/ E tats fragiles, peuvent tre plus vuln rables au fil du temps en raison de l importance des populations urbaines, des conflits en cours ou des grandes communaut s de r fugi s et de d plac s en interne, ainsi que des niveaux relativement faibles de transparence et de libert de la presse. La gestion de ces vuln rabilit s diff rera en fonction du profil de risque. Les niveaux de risque pouvant varier d un groupe l autre, il faudra exercer une vigilance constante sur tout le continent mesure que toutes les cat gories continuent d enregistrer une augmentation du nombre de cas d clar s. Par ailleurs, tant donn le risque de transmissions transfrontali res, la vuln rabilit dans un pays cr e une vuln rabilit pour toute la r gion. Les pays qui pr sentent des risques plus lev s en raison de facteurs structurels comme l exposition l international, une population urbaine importante et une population plus g e devront poursuivre leurs efforts pour ma triser les transmissions au sein des populations vuln rables. Il faudra continuer limiter les grands rassemblements ou les rassemblements de forte densit , en particulier dans les lieux clos, et sensibiliser les citoyens sur l importance du port du masque. De m me, , dans ce qui ressemble plus un marathon qu un sprint, sera un multiplicateur de force essentiel pour assurer la s curit de l ensemble de la population. La force du syst me de sant publique africain repose sur ses r seaux de sant communautaires qui en tendent la port e et qui mettent l accent sur la pr vention et le changement des comportements. La pr vention reste la r ponse prioritaire la pand mie en Afrique et, par cons quent, exige de pr server la s curit des professionnels de la sant . Cette analyse a galement mis en vidence les d fis cumulatifs auxquels sont confront s les pays touch s par des conflits dans leur r ponse la pand mie. Les dirigeants politiques et le public doivent g rer des int r ts concurrents avec des ressources limit es pour r pondre simultan ment ces deux menaces. Le grand nombre de personnes qui vivent dans des zones d habitation informelles, ainsi que les communaut s de r fugi s ou de personnes d plac es, souvent h berg es dans des espaces confin s, repr sentent des foyers potentiels de transmission dans ces pays. dans ces zones fortement peupl es afin d appliquer des mesures pratiques pour renforcer la distanciation sociale, le lavage des mains, les options de transport alternatives, l isolement des personnes pr sentant des sympt mes et la recherche des contacts. Les pressions concurrentes que cr ent les conflits peuvent entraver de telles initiatives. Cette logique a motiv l appel du Secr taire g n ral des Nations unies, Ant nio Guterres, par la suite adopt par le Conseil de s curit des Nations unies, en faveur d un . Les liens entre la COVID-19 et les conflits devraient galement . Les limites aux tests de d pistage dans les contextes de conflit pourraient faciliter la propagation du coronavirus sans que cela soit imm diatement apparent. Cette ambigu t se complique encore plus par le fait que la transparence des gouvernements et la libert de la presse ont tendance tre plus limit es dans les pays touch s par des conflits. M me en dehors des zones de conflit, cet examen a mis en vidence l importance de la gouvernance, de la transparence et de la libert de la presse pour lutter contre la pand mie. Les cas d clar s de COVID-19 ont tendance tre corr l s un gouvernement plus ouvert. Avec la propagation de la pand mie en Afrique, une presse libre continuera tre un l ment part enti re des mesures d att nuation de l pid mie en servant de syst me d alerte pr coce et en aidant cibler les interventions de sant publique. De m me, la transparence des gouvernements sera essentielle pour tablir la confiance et le respect des mesures de sant publique n cessaires ralentir la progression du virus. La libert de la presse est donc un outil essentiel pour lutter contre la pand mie en Afrique et plus g n ralement, pour la strat gie de r silience du continent.


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