Friday 14 August 2020
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reliefweb - 1 month ago

World: « À l’OMS, nous travaillons 24 heures sur 24 pour aider les gouvernements à mener la riposte contre la pandémie du COVID-19» Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

Countries: Algeria, Ghana, Guinea, Nigeria, Senegal, World Source: UN Office for West Africa and the Sahel Pouvez-vous nous dire comment la pand mie du COVID-19 progresse en Afrique de l Ouest ? La pand mie du COVID-19 continue d augmenter en Afrique de l Ouest. Sur les 47 pays de la R gion Afrique de l Organisation Mondiale pour la Sant (OMS) -constitu e principalement l Afrique subsaharienne et l Alg rie-, l Afrique de l Ouest repr sente plus de 37 % de tous les cas signal s (environ 34 000 cas dans 16 pays). La majorit d entre eux se trouvent dans quelques pays. Actuellement, le Nigeria compte pr s de 9000 cas, le Ghana environ 7 000 et la Guin e et le S n gal sont environ 3 000 cas signal s chacun. La majorit des pays ont encore moins de 1 000 cas signal s, et dans la moiti des pays, par rapport ce qu ils taient il ya deux semaines, les cas ont augment de moins de 50 %. Donc, ce sont des signes encourageants. Au cours de la m me p riode cependant, dans quelques pays, les cas ont plus que doubl . Nous surveillons donc cette situation de pr s et continuons de travailler avec nos partenaires, l appui des gouvernements, pour contenir la propagation de ce virus. Nous suivons galement de tr s pr s la situation dans les zones humanitaires en Afrique de l Ouest, car ce sont les communaut s les plus vuln rables au monde. Quelles le ons ont t tir es de la lutte contre les flamb es pr c dentes comme ebola en Afrique de l Ouest? Dans les cas d Ebola et d autres flamb es g n ralis es et graves (comme le chol ra, la fi vre de lassa, la fi vre jaune et la rougeole), les capacit s de r f rence ont t renforc es dans la surveillance, les laboratoires et d autres interventions de sant publique. Nous avons appris que les approches multisectorielles, qui engagent l ensemble du gouvernement et de toute la soci t , sont essentielles. Cela est un long parcours qui a d but avec nos travaux sur le VIH/sida comment r partir les t ches en fonction des avantages comparatifs de chaque agence. Pour le COVID-19, au sein de l ONU, nous faisons cela, en b n ficiant de l expertise des agences qui travaillent sur des consid rations socio- conomiques, et d autres qui se concentrent sur des groupes de population sp cifiques. Dans le pass , la coordination dans la riposte aux flamb es tait parfois ponctuelle, mais nous disposons maintenant de plateformes de coordination au niveau des Etats, telles que des groupes de travail pr sidentiels ou minist riels et des syst mes de gestion des incidents, avec des proc dures d exploitation normalis es. Des capacit s institutionnelles ont t tablies dans des pays et des instituts nationaux de sant publique, des universit s, des organisations de r f rence et d autres groupes, y compris le secteur priv , ont t mobilis s pour soutenir la r ponse. Comme vous le savez peut- tre, l pid mie d Ebola en Afrique de l Ouest a conduit une r forme du travail de l OMS dans les situations d urgence pour rendre l organisation plus rapide, plus op rationnelle et mieux coordonn e. Il s agissait notamment d laborer des outils de suivi et d valuation pour renforcer la mise en uvre du R glement sanitaire international (2005) (qui est le trait juridique international sur les urgences de sant publique). Ainsi, les capacit s ont t construites sur la base des donn es probantes, en utilisant ces outils. Par exemple, 46 des 47 pays de la R gion africaine de l OMS ont fait l objet d un examen ind pendant de leur pr paration aux situations d urgence, connu sous le nom d valuation externe conjointe, et 30 ont par la suite labor des plans pour combler les plus grandes lacunes. Mobiliser des fonds pour mettre en uvre ces plans a t un d fi, mais j esp re que la pand mie du COVID-19 met en vidence que la pr paration est un bon investissement. Les pays commencent lever leurs mesures de confinement tes-vous pr occup e par ce qui peut arriver? Les gouvernements ont d prendre des d cisions tr s difficiles ces derniers mois : s il faut agir rapidement dans la mise en uvre de mesures sociales avec des informations limit es, ou attendre que les capacit s soient largies, avec le risque que les cas se propagent. En particulier en Afrique, o les gens d pendent des revenus quotidiens pour mettre de la nourriture sur la table pour leurs familles, les gouvernements doivent trouver un quilibre entre sauver des vies et prot ger les moyens de subsistance. Les pays ont profit de la p riode de confinement pour accro tre les capacit s de sant publique et informer et duquer les communaut s sur les mesures pr ventives que nous devrions tous prendre. Ils assouplissent galement les restrictions conform ment aux recommandations de l OMS, afin d adopter une approche tape par tape ax e sur les donn es. Dans l ensemble, en Afrique de l Ouest, le doublement de l pid mie a ralenti, passant de 4,1 jours au 1er avril 7,8 jours au 10 mai 9,6 jours au 24 mai. Les pays devraient continuer suivre de pr s la progression de l pid mie, aux niveaux des districts et des provinces, afin que les mesures sociales puissent tre ajust es pour contenir toute vague de cas dans les zones sa risque. Comment l OMS soutient-elle les pays pour lutter contre le COVID-19 en Afrique de l Ouest ? A l OMS, nous travaillons 24 heures sur 24 pour aider les gouvernements mener la riposte la pand mie du COVID-19. Nous avons des quipes dans tous les pays, et en Afrique de l Ouest, nous avons mobilis plus de 300 membres du personnel, y compris de notre centre d urgence Dakar et notre quipe de soutien inter-pays Libreville. Nous avons galement d ploy des experts internationaux pour appuyer la r ponse. Avec le Programme Alimentaire Mondial et d autres partenaires, nous avons fourni et r approvisionn des fournitures essentielles, telles que des trousses d essai de laboratoire et des quipements de protection individuelle pour les agents de sant , ainsi que du mat riel m dical. Si l on remonte d but f vrier, en Afrique de l Ouest, seul le S n gal pouvait diagnostiquer le COVID-19, et maintenant tous les pays peuvent le faire. A l aide de s ances virtuelles interactives, nous avons form plus de 5 000 agents de sant de premi re ligne dans des domaines cl s de l intervention, tels que la pr vention et le contr le des infections et la gestion des cas, et nous travaillons en partenariat avec le West Africa College of Nurses et des associations professionnelles nationales activer ces comp tences. En outre, tous les mardis, je rencontre pratiquement les directeurs r gionaux de nos agences s urs des Nations Unies en Afrique de l Ouest et du Centre, afin de coordonner et de prendre des mesures pour faire face aux cons quences sanitaires et att nuer les impacts sociaux et conomiques de cette pand mie. Comme je l ai mentionn pr c demment, il s agit d un effort de toute la soci t , tout le monde a un r le jouer, et avec la solidarit , la science et l quit , nous pouvons sauver des vies et servir les plus vuln rables. Interview r alis e en mi-mai 2020 Cet article est publi dans le Magazine UNOWAS N11 - gt; T l chargez ici


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