Friday 3 July 2020
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reliefweb - 3 days ago

World: État de la population mondiale 2020: Contre ma volonté - Refuser les pratiques qui nuisent aux emmes et aux filles et qui font obstacle à l’égalité

Country: World Source: United Nations Population Fund Refuser la crise silencieuse et end mique des pratiques n fastes Il est plus que temps de mettre un terme aux mutilations g nitales f minines, au mariage des enfants et aux autres pratiques qui nuisent aux femmes et aux filles, r affirme un nouveau rapport de l UNFPA NEW YORK--Chaque ann e, des millions de filles subissent des pr judices physiques et motionnels, au vu et au su de leur famille, de leurs amis et de leur communaut , et avec leur assentiment, r v le l E tat de la population mondiale 2020, publi aujourd hui par l UNFPA, l organisme des Nations Unies charg des questions de sant sexuelle et reproductive. Du repassage des seins aux tests de virginit , au moins 19 pratiques n fastes sont consid r es comme des violations des droits fondamentaux selon ce rapport de l UNFPA, qui se concentre sur les trois pratiques les plus r pandues : les mutilations g nitales f minines, le mariage des enfants et la pr f rence marqu e pour les gar ons au d triment des filles. Les pratiques n fastes l gard des filles provoquent des traumatismes profonds et ind l biles, qui les privent de leur droit r aliser leur plein potentiel , a d clar le Dr Natalia Kanem, Directrice ex cutive de l UNFPA. Cette ann e, 4,1 millions de filles risquent d tre victimes de mutilations g nitales f minines. Aujourd hui, 33 000 filles de moins de 18 ans seront mari es de force, souvent des hommes beaucoup plus g s qu elles. Par ailleurs, dans certains pays, la pr f rence marqu e des gar ons au d triment des filles peut donner lieu une s lection pr natale en fonction du sexe ou une n gligence extr me des enfants de sexe f minin, allant jusqu causer leur mort. On estime qu il manque plus de 140 millions de femmes travers le monde cause de ces pratiques. Certaines pratiques n fastes sont en recul dans les pays o elles taient les plus r pandues. Pourtant, en raison de la croissance d mographique de ces pays, le nombre de filles qui en sont victimes risque de fait d augmenter au cours des prochaines d cennies si aucune mesure n est prise d urgence. Les pays qui ont ratifi les trait s internationaux tels que la Convention relative aux droits de l enfant ont le devoir de mettre un terme ces pratiques, qu elles soient le fait de membres de la famille, de communaut s religieuses, de prestataires de soins de sant , d entreprises commerciales ou d institutions publiques. Beaucoup ont adopt des lois pour les interdire, mais ce n est pas suffisant. Les dizaines d ann es d exp rience et de recherche montrent que des approches ascendantes men es l chelle locale sont plus m me de faire changer les choses, indique le rapport de l UNFPA. Nous devons prendre le probl me la racine en nous attaquant ses causes profondes, notamment aux normes sexistes. Nous devons soutenir davantage les communaut s qui s efforcent de comprendre les cons quences de telles pratiques sur les filles et les b n fices qui rejaillissent sur toute la soci t lorsque ces pr judices disparaissent , a d clar le Dr Natalia Kanem. Le rapport ajoute que les syst mes conomiques et juridiques qui les favorisent doivent tre restructur s pour garantir toutes les femmes l galit des chances. Modifier la l gislation relative aux droits de succession, par exemple, peut liminer l une des principales raisons qui poussent les familles favoriser les gar ons au d triment des filles, et contribuer mettre fin au mariage des enfants. Il est possible de mettre un terme au mariage des enfants et aux mutilations g nitales f minines dans tous les pays d ici dix ans condition d intensifier les efforts d ploy s pour prolonger la scolarisation des filles, leur enseigner des comp tences de la vie courante et impliquer les hommes et les gar ons dans ces changements sociaux. Le rapport montre qu un investissement de 3,4 milliards de dollars par an, en moyenne, entre 2020 et 2030, permettrait de mettre fin ces deux pratiques et, ainsi, aux souffrances de quelque 84 millions de filles. Bien que certaines pratiques n fastes soient en recul dans plusieurs pays du monde, la pand mie de COVID-19 pourrait changer la donne. Une analyse r cente a r v l que si les services et les programmes existants taient interrompus pendant six mois, 13 millions de filles suppl mentaires pourraient tre mari es de force et 2 millions d autres pourraient subir des mutilations g nitales f minines d ici 2030. La pand mie rend notre travail plus difficile et plus pressant, car beaucoup plus de filles risquent d tre victimes de ces pratiques aujourd hui, pr cise le Dr Natalia Kanem. Nous ne rel cherons pas nos efforts tant que toutes les filles ne seront pas pleinement ma tresses de leurs droits, de leurs choix et de leurs corps. Pour plus d informations sur ce rapport, veuillez contacter: Richard Kollodge : kollodge@unfpa.org Pour toute demande d entretien et question relative aux m dias, veuillez contacter: Malene Arboe-Rasmussen ( Copenhague) : +45 6166 1291 : arboerasmussen@unfpa.org Eddie Wright ( New York) : +1 917 831 2074 : ewright@unfpa.org


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