Sunday 12 July 2020
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reliefweb - 19 days ago

DR Congo: Remarques de RSSG VSLC Patten à la rencontre virtuelle en RDC pour marquer la Journée Internationale de lutte contre les violences sexuelles en période de conflit

Country: Democratic Republic of the Congo Source: UN Office of the SRSG on Sexual Violence in Conflict Excellences, distingu s invit s, mesdames et messieurs, tout protocole observ , Je suis extr mement reconnaissante la Premi re Dame pour son leadership et son engagement l gard de la lutte contre les violences sexuelles commises en p riode de conflit, et pour nous rassembler un moment o le monde fait face une crise sans pr c dent. Avec cette crise sanitaire mondiale, de nombreux survivants sont confront s simultan ment un conflit arm , des d placements de population et une pand mie mondiale qui, la fois, r v le et amplifie les in galit s entre les sexes. Alors que la pand mie de COVID-19 est avant tout une crise sanitaire, ses implications sont beaucoup plus profondes. Premi rement, la pand mie repr sente une menace importante pour le maintien de la paix et de la s curit internationale. La crise a entrav les efforts internationaux, r gionaux et nationaux de r solution des conflits. De nombreux processus de paix sont au point mort alors que le monde r agit COVID-19. En m me temps, de nombreux groupes arm s profitent de l incertitude qui pr vaut pour intensifier leurs op rations, malgr les appels au cessez-le-feu. Vendredi dernier, nous avons comm mor la 6 me journ e internationale sur l limination des violences sexuelles en temps de conflit. Cet v nement a t l occasion de mettre en lumi re l impact de COVID-19 sur la pr vention et la r ponse aux violences sexuelles en p riode de conflit. Ce fut aussi l occasion d exprimer notre solidarit envers les survivants ainsi que les travailleurs de premi re ligne qui luttent contre la pand mie et qui prennent souvent des risques importants pour assurer l acc s aux soins de ces populations vuln rables. COVID-19 ne fait pas de discrimination mais son impact le fait et les victimes de violences sexuelles en en paient d j le prix. D j un crime consid rablement sous-d clar , les violences sexuelles risquent d tre davantage obscurci par la pand mie. En plus de la honte, de la stigmatisation et de la peur des repr sailles, les cas ne sont d sormais pas signal s en raison de l imposition de quarantaines, de couvre-feux et d autres restrictions de circu un acc s limit aux premiers intervenants, tels que les organisations de la soci t civile qui servent souvent de premiers interloc ainsi que la peur de contracter le virus. Un r sultat direct de la pand mie est une charge accrue pour les services de sant . Les ressources sont d sormais prioris es pour la r ponse COVID-19. La contraction des services de sant de routine entra ne des obstacles la prestation de services aux victimes de violences sexuelles, notamment une r duction de l offre de services essentiels et l acc s la sant sexuelle et reproductive. Les d fis de la disponibilit et de l accessibilit des services sont pires pour les r fugi s et les personnes d plac s. Le COVID-19 a aussi affect le bon fonctionnement de l appareil judiciaire. Le rythme de la justice pour les violences sexuelles li es aux conflits est d j lent, et dans certains cas, il a t davantage interrompu en raison de la fermeture des tribunaux et de la suspension d enqu tes et des proc s en cours. Je suis pr occup par le fait que le proc s de Cobra Matata Kinshasa n a pas encore abouti. J encourage les acteurs judiciaires travailler avec l ONU et ses partenaires pour trouver des solutions afin de rendre justice rapidement aux survivants. En ce sens, je suis encourag d apprendre que le proc s de Sheka Goma a red marr la semaine derni re. Nous ne devons pas oublier que les survivants ont besoin d un soutien conomique pour reconstruire leurs vies et que le paiement effectif des r parations judiciaires doit enfin tre effectu par les autorit s nationales. Les principales initiatives de r forme du secteur de la s curit , telles que la formation des forces arm es nationales la pr vention et la lutte contre les violences sexuelles, ont galement t suspendues. Toutes les parties prenantes doivent travailler ensemble pour trouver des moyens de surmonter ces d fis et continuer fournir ce soutien crucial la Police Nationale Congolaise (PNC) et aux Forces arm es de la RDC (FARDC) conform ment aux engagements qu ils ont pris travers leurs plans d action respectifs pour pr venir et r pondre aux violences sexuelles. D autres probl mes de protection sont galement apparus en raison de la pand mie. Des inqui tudes ont galement t exprim es au sujet de l exploitation sexuelle en raison de d sespoir conomique, en particulier dans les camps pour personnes d plac es. Des normes sociales restrictives emp chent les femmes d acc der des informations potentiellement vitales, en particulier dans les environnements haut risque et avec un acc s limit aux nouvelles technologies, tels que les camps de d plac s et les zones rurales. Je tiens saluer l initiative du gouvernement en partenariat avec le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l Homme (BCNUDH) et les Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) pour le lancement d une ligne verte, ouverte 24h sur 24 et 7 jour sur 7 pour atteindre tous les survivants de violences sexuelles dans diff rentes parties du pays et de s assurer que ces derniers ont acc s aux informations dont elles ont besoin pour acc der aux services de soins imm diats ainsi qu au soutien psychosocial n cessaire. Face cette crise sans pr c dent, je suis reconnaissante tous les acteurs sur le terrain qui continuent de fournir des services essentiels aux survivants malgr les restrictions-quarantaines, couvre-feux, sans compter les priorit s changeantes et les ressources toujours plus limit es. Alors qu on estime qu une femme d plac e ou r fugi e sur cinq subit des violences sexuelles, moins d un pourcent de l aide humanitaire mondiale est consacr e la pr vention et la lutte contre les violences sexuelles. L v nement d aujourd hui est une occasion pour nous de r fl chir la mani re dont nous pouvons faire davantage pour attirer l attention et les ressources n cessaires vers ces acteurs, qui gardent les droits et les besoins des survivants au c ur de leur r ponse malgr la complexit et les d fis suppl mentaires caus s par la pand mie. Excellences, distingu s invit s, mesdames et messieurs, Aucune crise semble neutres sur le plan du genre et aucune r ponse efficace ne peut tre apport e sans tenir compte des questions d galit des sexes. Reconstruire en mieux la suite de cette pand mie n cessite une approche inclusive, intersectionnelle, en tenant compte des besoins sexosp cifiques. Cela signifie notamment de tenir compte des diverses r alit s des personnes d plac es et des r fugi s, des minorit s ethniques, des communaut s autochtones et rurales, des personnes handicap es et des autres groupes marginalis s vivant en R publique d mocratique du Congo pour veiller ce que personne ne soit laiss de c t lors de la construction d un nouveau pays pacifique. La crise actuelle est un test de notre d termination. Nous ne devons pas permettre que le COVID-19 puisse inverser les progr s que le Gouvernement congolais, en collaboration avec les Nations Unies et d autres partenaires cl s, a r alis pour lutter contre la discrimination fond e sur le genre en tant que cause profonde et moteur de la violence sexuelle et sexiste, en temps de guerre et de paix. Nous ne pouvons pas non plus permettre que les engagements politiques obtenus ces derni res ann es, gr ce la signature du communiqu conjoint et l addendum, soient perdus ou ralentis dans leur ex cution. Permettez-moi de terminer avec trois recommandations concr tes, que, je pense, sont particuli rement pertinentes dans le contexte de la RDC: Premi rement, toutes les parties au conflit doivent cesser imm diatement toutes les formes de violence sexuelle, dans le cadre de l appel du Secr taire g n ral pour un cessez-le-feu mondial. La conformit doit tre surveill e et appliqu e. Deuxi mement, les services de r ponse la violence sexuelle doivent tre d sign s comme services essentiels, afin d viter un manque de ressources et de financement. C est une le on des pid mies pass es, comme Ebola, que plus de femmes meurent du manque d acc s aux services, y compris la sant sexuelle et reproductive, que de la maladie elle-m me. Troisi mement, les efforts visant lutter contre la violence sexuelle devraient tre int gr s dans les plans nationaux d intervention de COVID-19, y compris des mesures proactives pour diffuser des informations aux plus vuln rables. Les besoins des survivants ne peuvent tre mis en pause. Je tiens remercier sinc rement son excellence, Madame la Premi re Dame, Championne Globale pour la lutte contre les violences sexuelles li es aux conflits pour avoir utilis sa plate-forme pour rassembler les E tats membres, la soci t civile et le syst me des Nations Unies, qui travaillent pour une cause commune, garder la question des violences sexuelles li es aux conflits au c ur de tous nos combats. Nous ne pouvons pas laisser les survivants tre oubli s, quelles que soient les circonstances, surtout en cette p riode de COVID-19. Je vous remercie. Tuesday, 23 June 2020


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